Un texte de mon collègue à la Coalition Avenir Québec, Christopher Skeete:

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Le déclin du souverainisme québécois et l’émergence d’un nationalisme redéfini

Les récentes élections générales du Québec, nous ont démontré un aperçu de ce que le futur nous réserve, c’est-à-dire le déclin du mouvement souverainiste tel que proposé par le Parti Québécois depuis plusieurs années, vers l’émergence d’un Nationalisme redéfini, à l’image des Québécois.

Au début de la campagne électorale, les Péquistes étaient assez haut dans les sondages, en grande partie grâce à leur gestion purement électoraliste et malhonnête, de leur Charte sur les accommodements religieux. Soudainement, l’annonce de Pierre Karl Péladeau, et ses déclarations percutantes, le poing dans les airs, comme quoi « [Il] veut faire du Québec, un pays » ont ébranlés la plupart des électeurs, qui ne voulaient rien savoir d’un troisième référendum.

Historiquement, l’attrait du Parti Québécois se situait d’abord et avant tout au niveau culturel, en défendant notamment le français et en promouvant cette culture unique. Pour se faire, ils se sont tenus debout face à Ottawa pour contrer leurs intrusions sur les juridictions provinciales. Le Parti Québécois a cependant prôné pendant trop d’années que la séparation du Canada était l’unique solution, en répétant que seule la souveraineté pourrait protéger l’héritage, l’histoire, la langue et la culture québécoise. Ultimement, que la souveraineté était le seul moyen que le Québec avait pour protéger l’avenir des Québécois. Ce message a été entendu, les Québécois ont cru en ce message, tellement, qu’au cours des quarante (40) dernières années, nous avons eu droit à deux référendums sur la séparation. À deux reprises, cependant, les Québécois ont démontré qu’ils ne souhaitaient pas quitter le Canada.

Depuis ces deux référendums, le monde a changé, inévitablement, le Canada a changé. Le pouvoir économique du Canada, qui se situait en Ontario et au Québec, s’est grandement déplacé vers l’ouest. Ces deux référendums ont malheureusement blessé trop de Québécois, tant en brimant la confiance économique de la province, mais aussi, en faisant craindre les investisseurs étrangers qui, en exode du Québec, l’ont affaibli économiquement. Est-il possible pour nous, Québécois de défendre notre culture, notre héritage et notre langue sans avoir recours à la souveraineté? La défaite d’un troisième référendum, ne serait-elle pas encore plus dommageable pour le Québec, tant économiquement, qu’en tant que province de la confédération?

Nous, Québécois et Québécoises, sommes arrivés à un moment où nous devons mieux définir notre attachement au Québec.

Alors que la souveraineté est de moins en moins réaliste et attirante, il n’en demeure pas moins que les Québécois, nous avons besoin, nous avons cet immense désir d’exprimer ce qui nous distingue du reste du Canada. Et nous ne sommes pas comblés. Nous devons rester debout et vigilent face aux intrusions canadiennes dans nos juridictions provinciales. Cette solution, se résume en un Nationalisme redéfini, c’est-à-dire, de prôner une doctrine simple, « Le Québec d’abord », loin d’être menaçante pour les institutions canadiennes. Pour mieux comprendre le Nationalisme Québécois, nous pouvons prendre exemple sur nos voisins du Sud, les États-Unis, mais plus particulièrement, sur les États du Sud. Ces citoyens qui ont un attachement profond et une affinité incroyable, avec leur État mais sans oublier leur attachement, (parfois plus profond, parfois moins important) à leur pays. Le Nationalisme Québécois, c’est notre façon, à nous, d’exprimer cet engouement décentralisé basé sur les droits et fondements mêmes, des divers États.

Ce Nationalisme Québécois qui défend avec justesse les intérêts de tous les Québécois, est bien enraciné dans le message de la Coalition Avenir Québec, ce qui met en péril cette notion dépassée du séparatisme que prône le Parti Québécois. Cette redéfinition du Nationalisme est seulement possible parce que le Parti Libéral du Québec, s’est détaché complètement des ses racines nationalistes depuis la dernière défaite du référendum en 1995. Le Parti Libéral du Québec est tellement déconnecté de la nation québécoise, qu’on vient à se demander, si ce que Robert Bourassa a fait pour protéger la langue française avec la loi 101, serait appuyer par le gouvernement libéral actuel.

Parce que le PLQ ne semble pas concerné par les enjeux culturels, la Charte sur les accommodements religieux, ne pouvait que venir de la part du Parti Québécois qui s’est montré encore quelque peu actuel, même si la souveraineté ne correspond pas à la réalité des Québécois. Cependant avec la chute incontestable du Bloc Québécois, et la récente défaite du Parti Québécois, nous montre à quel point, la peur d’un troisième référendum semble plus grande que le désir de protéger la culture et la nation québécoise. Dans ce cas, les Péquistes font faces à une crise existentielle, puisque la souveraineté demeure l’article 1 du Parti Québécois.

Face à l’écroulement du PQ, la Coalition Avenir Québec (CAQ) protégera la culture, l’héritage mais aussi le futur des Québécois grâce à son Nationalisme Québécois qui demeurera toujours crédible, car le Coalition Avenir Québec ne cherchera jamais à séparer le Québec du Canada. La tendance d’Ottawa, de toujours vouloir se mêler des affaires provinciales, disons-le, demeurera toujours une inquiétude pour le Québec comme c’était une inquiétude pour nos voisins de l’Ouest avant que le pouvoir économique se déplace de leur côté. La réponse de l’Ouest, au fédéral, a été la création du « Reform Party » et ensuite, du « Alliance Party ». Alors on peut imaginer le Bloc Québécois délaisser ses intentions séparatistes, et représenté d’avantage les intérêts; d’un pouvoir décentralisé, des pouvoirs provinciaux mais aussi, de protéger les enjeux régionaux des Québécois sur la scène fédérale.

Ce qui apparait clair désormais avec le récent balayage par défaut, du Parti Libéral, c’est que la peur des idées souverainistes du Parti Québécois a été d’avantage considéré, que les idées, plutôt faible du Parti Libéral. L’ascension de la Coalition Avenir Québec en terme de siège, représente bien cette idéologie grandissante du Nationalisme Québécois redéfini, rejoint d’avantage les Québécois, que la souveraineté prôner par le Parti Québécois. C’est d’ailleurs dans cette mesure que la Coalition Avenir Québec se distingue des vieux partis, en prônant une économie forte, qui courtisait les libéraux d’autrefois, mais aussi en défendant, la culture et l’héritage Québécois, que le Parti Québécois ne réussi plus à concilier avec ses idées souverainistes dépassées.

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